Partager l'article ! Éducation : près de 10 000 manifestants à Nantes: vendredi 21 novembre 2008 La grande manif de l'éducation a bien eu lieu. E ...

COLLECTIF DES ELU(E)S
DE BRIERE ET DE SAINT NAZAIRE
CONTRE LA LOI DARCOS
attention enfants en danger
« La jonction entre le premier et le second degré »
Juste derrière la large banderole de l'intersyndicale FSU, CFDT, CGT et Unsa, quelques centaines de lycéens ouvraient le cortège à force de slogans hostiles à la réforme des lycées et des lycées professionnels décidées par le ministre de l'Éducation Xavier Darcos. Mais le plus remarquable c'était bien « la jonction opérée cette année entre les enseignants du premier et du second degré, qui ne s'était pas faite l'an dernier », comme le faisait observer Jonathan Kermorvant (Unsa). Et la présence des personnels de l'université. Le matin même, l'unité intersyndicale s'était à nouveau réalisée lors d'une assemblée générale de 350 personnes, sur le parvis de la fac de médecine.
Présence des profs du privé
Repérables en chasubles jaunes, les enseignants des Réseaux d'aide spécialisés aux élèves en difficultés (Rased) sortaient du lot comme les professeurs stagiaires de l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Nantes, qui seront supprimés. Voilà qui mettait justement d'accord les enseignants du public et du privé, ces derniers étant présents plus que d'habitude.
Sur le fond, Hélène, enseignante dans une école catholique de Nantes, et non syndiquée, soulignait que « les réseaux d'aide comme la réforme des programmes, et la formation des maîtres » l'ont amené dans la rue puisque les équivalents des IUFM, les Centres de formation pédagogique du privé, seront eux aussi supprimés (CFP).
Public : 77 % de grévistes dans le premier degré
Et la grogne est si forte, comme en témoignent les comptages de l'inspection académique, que dans le public 77 % des enseignants du premier degré étaient en grève. Grévistes tombant à 44 % au collège, à 36 % au lycée à 33 % en lycée professionnel. Pour le privé, ce n'est qu'aujourd'hui que la direction diocésaine sera en mesure de chiffrer la participation à la grève.
« Le 20 novembre n'est pas un aboutissement, il ne suffira pas à faire plier le ministre, maintenant il faudra penser à mettre en place des actions cohérentes dans le département », soulignait hier Marcel Le Bronze (Snuipp-FSU). Une assemblée générale étudiante a eu lieu hier après-midi et on annonçait de prochains blocages de lycées par les élèves.
Frédéric Testu
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